Ces sous-vêtements, en usage à partir du XVIè siècle, se portent surtout pour affiner la taille. Le corset est un sous-vêtement à baleines qui soutient la taille par serrage de lacets. Apparu vers 1700 ans avant Jésus-Christ, il est réapparu au XVè siècle et a été porté jusqu’au début du XXè siècle. C’est un sous-vêtement qui a connu son apogée au XVIIè siècle et qui a été porté, tant par les hommes que par les femmes, pour souligner leur taille et leur donner une allure majestueuse. Le bustier est un corsage sans bretelles, découvrant les épaules et le buste. Il fait office de soutien-gorge ou enserre la poitrine, mais dans les deux cas, descend jusqu’à la taille. Il serait apparu tandis que le corset n’était plus à la mode. Les tendances et les conditions de vie n’étant plus compatibles avec le corset puisque le port du corset était trop contraignant. La guêpière est un sous-vêtement qui combine le corset et le porte-jarretelles et permet de mettre en valeur la poitrine à l’instar du corset ou du bustier, et d’un autre qui maintenait les bas.
Les corsets sont classés selon la période à laquelle ils ont été portés. Le corset élisabéthain de l’époque Louis XIV est constitué de deux parties avec un rigide et un souple et qui sont portés respectivement l’un sur l’autre. Le corset élisabéthain, de l’époque Louis XV, est aussi constitué de deux parties, rigide et souple, mais avec un “busc” très bas, donc un décolleté beaucoup plus profond et il met beaucoup plus en valeur les seins. Le corset edwardien classé ” première époque “, porté entre 1830 et 1840, donne la forme d’un sablier au corps. Le corset appelé edwardien deuxième époque (1870-1890) accentue la cambrure des lombaires et fait ressortir la croupe et le ventre. Comme corset, il y avait le style victorien des débuts du XVIII siècle qui soutient et la taille et les hanches. Les bustiers eux n’ont que deux types, le premier qui comprime tout le haut du corps et le deuxième qui affine la taille et met en valeur la poitrine. Enfin, la guêpière n’a pas de style ou de type distinct puisque sa forme varie selon le haut avec lequel est associé le porte-jarretelles. Donnant une apparence plus sulfureuse, la guêpière est plus populaire que le corset et le bustier. Cette image a été véhiculée par le cinéma ou la publicité et qui apparente les femmes portant la guêpière aux prostituées et autres ” filles de joie “. Aujourd’hui, lors de la cérémonie du mariage, rares sont les jeunes femmes qui ne portent pas l’un de ces sous-vêtements sous leur robe de mariée.